La fin, c’est long

  
C’est ce que tout le monde vous dit sur la grossesse.

« Tu verras la fin c’est long mais il faut en profiter ».

Deux choses donc, d’une part que la fin est interminable et d’autre part, qu’il faut l’apprécier à sa juste valeur.

Je n’y croyais pas. Je voyais ces femmes se plaindre d’être à quelques jours de leur accouchement et je les enviais. 

Comment pouvait on se plaindre sur la fin, ça ne devait pas être si difficile que ça quand même !

Aujourd’hui, même si je ne reviendrai en arrière pour rien au monde, j’aimerais faire un bon en avant et arriver à la naissance de mon bébé.

Bien sûr il ne me reste que 10 petits jours théoriques avant le terme, ce n’est rien au fond.

Mais les douleurs ligamentaires, les nuits sans sommeil, les 20 kilos pris que je n’arrive plus à déplacer et surtout l’attente me rendent un peu dingue.

En profiter, franchement je n’y arrive pas. Profiter de quoi au fond ? 

De sentir mon bébé ? Il ne bouge que très peu et je l’ai senti tous les jours depuis des mois, je crois avoir eu tout ce qu’il fallait à ce niveau là.

Du calme de ma maison ? Il est clair qu’après je le regretterai certainement mais la vie est ainsi faite qu’on n’a pas toujours ce qu’on veut au moment T. 

Là pour l’instant je m’ennuie à poireauter seule chez moi. 

Je ne suis en effet arrêtée que depuis quelques jours et je pensais naïvement que mon bébé arriverait dans la foulée de cet arrêt tant espéré. 

Finalement non. Et donc je m’ennuie (c’est le luxe, penseront les mamans qui liront cet article).

L’inactivité me pèse, on me dit de me reposer mais quand on ne dort pas la nuit parce qu’on va aux toilettes toutes les heures, c’est difficile.

Et la journée, je n’ai pas envie non plus de dormir, je culpabilise de voir mon homme partir travailler alors j’essaie le plus possible de me rendre utile ici.

Bref, j’ai envie que tu viennes, bébé, que tu te décides, tu es fait désormais pour vivre et non pas pour rester à l’intérieur de moi ! Va, vis et deviens, tu es prêt !

La fin, c’est long