Ode à mon tout petit

  
Je me souviens avoir pris cette photo le 28 juin à 6h23 du matin.

Le soir même, à 22h38, j’accouchais de mon merveilleux petit Arthur.

Depuis, mon tout petit a bien grandit. Il a désormais 4 mois et demi, il n’est plus tout à fait un nouveau né mais pas encore un grand bébé.

  
Depuis, je suis entrée dans le monde des mamans. Je pense lait AR, tétine 3, rots, nuits hâchées, bronchiolites et doudou.

Depuis, chaque seconde je pense à lui, à ce tout petit si gentil.

À 4 mois et demi, Arthur sourit, rit aux éclats, va à la crèche, dort de 20h00 à 6h30 (ouille) et mange à la cuillère.

Il adore les bisous et regarde partout. 

Il illumine nos vies et bousille nos nuits. 

Bien sur je pourrais évoquer la douleur de l’enfantement, le léger blues post partum et ce lien organique qui se créé et boulversé tout sur son passage.

Mais aujourd’hui je n’ai pas envie. 
Aujourd’hui, c’est une ode à mon tout petit. 

Publicités
Ode à mon tout petit

Le 9ème mois

 Donc ça y est. Pour toi comme pour moi, ce n’est plus une question de mois mais une question de semaines, voire même de jours. 

Quelques semaines avant la rencontre, avant que l’on fasse toi et moi un gros boulot pour qu’enfin on puisse se voir.

J’espère de tout coeur que tu en as envie autant que nous ici qui t’attendons. J’espère vraiment que tu ne nous en voudras pas de t’ extraire de ton milieu protégé pour venir vivre avec nous.

Mais tu verras qu’ici tu seras bien. Il y a des copains tout le temps, plein d’autres enfants souvent et des animaux sympas. On mange bien on s’amuse et on profite de la vie. 

On a essayé de te recréer un cocon coloré pour que ton nouveau chez toi te plaise. Et si je râle quand tu arriveras, si je pleure parfois, si nous sommes épuisés ne t’en fais pas, on est des grands et on s’en sortira.  
Il paraît que le 9ème mois est le plus long et le plus difficile. Moi j’ai adoré mon 8ème mois, pour la première fois de ma grossesse malgré les nuits hachées et les douleurs variées. 

Du coup je t’attends en toute sérénité, il me reste encore 3 petites semaines à travailler et si tu n’es pas là entre temps, ensuite toi et moi on aura quelques jours pour se reposer.

On forme une bonne équipe pour le moment. Il nous reste plein d’aventures à vivre ensemble, mon royal baby. 

Le 9ème mois

Dans le mot grossesse il y a grosse…

  
Je viens de lire un article qui m’a rendue dingue sur le site de l’Express Styles. 

Cet article, intitulé « Comment bien vivre sa prise de poids pendant la grossesse ? » traite comme son nom l’indique des kilos de grossesse.

Sauf que dans le corps de l’article, on ne trouve qu’accumulation de clichés et discours malgré tout un poil culpabilisant pour les femmes qui sortiraient du rang.

Grosso modo, on nous dit que les femmes, en fonction de leur IMC ont une prise de poids idéale pendant la grossesse et qu’il est mauvais pour la mère et l’enfant de dépasser ce seuil fatidique. 

Parallèlement, on nous met en garde contre la « tendance » mummyrexie qui sévit malheureusement sur les réseaux sociaux et à cause de laquelle de plus en plus de femmes enceintes ne ressemblent même plus à des femmes enceintes tant elles s’affament et continuent de pratiquer un sport à haute dose.

Je ne sais pas si le but de cet article était de culpabiliser les femmes qui ne rentrent pas dans la fourchette du poids idéal mais en tout cas, il continue de véhiculer une image à mon sens hyper négative des kilos de grossesse.

J’ai déjà dit que je n’aimais pas voir mon corps changer. Je n’aime pas ça, non, mais je m’y résous et je supporte encore moins d’entendre qu’une prise de poids qui excéderait la « norme » serait une catastrophe pour la mère et l’enfant.

Certaines femmes ont beau ne pas faire d’écarts, ne pas avoir de pulsion, manger sainement et rester active, elles grossissent lorsqu’elles sont enceintes (scoop).

Ces femmes prennent plus des 10 kilos recommandés et oui, parfois elles en prennent le double sans mettre leur santé ou celle de leur bébé en danger. 

Nous sommes toutes inégales face à cette prise de poids et continuer à parler de « norme » en la matière me rend folle.

J’ai la chance heureusement d’avoir un gynécologue qui se contente de vérifier que je suis en bonne santé et que mon bébé l’est aussi, sans se focaliser sur une prise de poids jugée trop important vu les standards en vigueur.

Ce dernier m’a même dit, lorsque je lui ai parlé pour la première fois de mes inquiétudes quant aux kilos qui s’accumulaient, que dans le mot grossesse il y avait grosse et que ce n’était pas pour rien. 

« Votre corps réagit de cette manière parce qu’il en a besoin » m’a-t-il dit, « et tant que tout est normal sur le plan médical, les kilos ne m’inquiètent pas ».

Alors chère presse féminine, foutez la paix aux femmes avec leurs kilos, tout le monde se portera beaucoup mieux !

Dans le mot grossesse il y a grosse…