La fin, c’est long

  
C’est ce que tout le monde vous dit sur la grossesse.

« Tu verras la fin c’est long mais il faut en profiter ».

Deux choses donc, d’une part que la fin est interminable et d’autre part, qu’il faut l’apprécier à sa juste valeur.

Je n’y croyais pas. Je voyais ces femmes se plaindre d’être à quelques jours de leur accouchement et je les enviais. 

Comment pouvait on se plaindre sur la fin, ça ne devait pas être si difficile que ça quand même !

Aujourd’hui, même si je ne reviendrai en arrière pour rien au monde, j’aimerais faire un bon en avant et arriver à la naissance de mon bébé.

Bien sûr il ne me reste que 10 petits jours théoriques avant le terme, ce n’est rien au fond.

Mais les douleurs ligamentaires, les nuits sans sommeil, les 20 kilos pris que je n’arrive plus à déplacer et surtout l’attente me rendent un peu dingue.

En profiter, franchement je n’y arrive pas. Profiter de quoi au fond ? 

De sentir mon bébé ? Il ne bouge que très peu et je l’ai senti tous les jours depuis des mois, je crois avoir eu tout ce qu’il fallait à ce niveau là.

Du calme de ma maison ? Il est clair qu’après je le regretterai certainement mais la vie est ainsi faite qu’on n’a pas toujours ce qu’on veut au moment T. 

Là pour l’instant je m’ennuie à poireauter seule chez moi. 

Je ne suis en effet arrêtée que depuis quelques jours et je pensais naïvement que mon bébé arriverait dans la foulée de cet arrêt tant espéré. 

Finalement non. Et donc je m’ennuie (c’est le luxe, penseront les mamans qui liront cet article).

L’inactivité me pèse, on me dit de me reposer mais quand on ne dort pas la nuit parce qu’on va aux toilettes toutes les heures, c’est difficile.

Et la journée, je n’ai pas envie non plus de dormir, je culpabilise de voir mon homme partir travailler alors j’essaie le plus possible de me rendre utile ici.

Bref, j’ai envie que tu viennes, bébé, que tu te décides, tu es fait désormais pour vivre et non pas pour rester à l’intérieur de moi ! Va, vis et deviens, tu es prêt !

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La fin, c’est long

Grand frère

 
Notre fils n’est pas encore né mais il a déjà un grand frère.

Un grand frère de 7 ans qui vit avec nous une semaine sur deux et qui l’attend comme le Messie.

 » Lundi, tu sais, on sera en juin » m’a t il dit ce soir avec des étoiles dans les yeux. 

Juin, mois de toutes les promesses pour nous trois depuis 8 mois.

Juin, mois où ils ne seront plus jamais seuls ni l’un ni l’autre.

Ils seront frères tous les deux. Pas demi frères, pas moitié frère, juste frères.

Cette fratrie, nous l’imaginons depuis longtemps. Ce sera à nous de tout faire pour que ça marche, pour qu’elle soit forte, pour que ces deux là se sentent bien ensemble et séparément. 

Mais le futur grand frère, déjà, prépare tout pour l’arrivée du plus petit : les jouets de son enfance, les peluches qu’il avait bébé, il inspecte la future chambre et nous dit  » je vous aiderai quand vous serez trop fatigués ». 

Au delà de l’arrivée de notre enfant, je suis remplie de joie à l’idée de voir arriver un petit frère dans notre famille et de faire naître parallèlement un formidable grand frère. 

Pas une famille recomposée, pas une famille en pointillé. Juste une famille, tous les 4, bientôt. 

Grand frère

Et après, c’est comment ?

  
Toute femme enceinte s’est sans doute interrogée sur ce point pendant sa grossesse. 

Et après, ça sera comment ?

En ce qui me concerne j’ai eu très envie d’être enceinte. Je ne disais pas « j’ai envie d’avoir un enfant » mais plutôt  » j’ai envie de tomber enceinte ».

Mais l’après grossesse, j’avoue, je n’y réfléchissais pas vraiment.

Désormais j’y pense sans arrêt.

J’ai curieusement moins peur de l’accouchement que des jours qui suivront, peut être parce que je suis suivie dans une formidable maternité et que même si je crains que quelque chose puisse mal se passer, ça ne m’obsède pas.

Non, ce qui m’inquiète c’est le retour à la maison. Les nuits de potentiel allaitement en solo. Et de savoir si je saurais m’en occuper de mon bébé. 

Je suis persuadée que ce n’est pas inné, qu’on ne devient pas mere du jour au lendemain, qu’il faut du temps et l’engagement pour créer cette relation. 
J’ai peur d’être épuisée, j’ai peur de paniquer, j’ai peur de ne pas savoir quoi en faire. 

J’ai peur de la mort subite du nourrisson, de la dépression post partum, de la maladie, j’ai peur de tout ce qui pourrait arriver d’affreux.

Évidemment j’en rêve de l’arrivée de notre bébé. Mais maintenant que c’est imminent, je me demande comment passer ce cap le mieux possible, pour nous et pour lui. 

Et après, c’est comment ? 

Et après, c’est comment ?

Le 9ème mois

 Donc ça y est. Pour toi comme pour moi, ce n’est plus une question de mois mais une question de semaines, voire même de jours. 

Quelques semaines avant la rencontre, avant que l’on fasse toi et moi un gros boulot pour qu’enfin on puisse se voir.

J’espère de tout coeur que tu en as envie autant que nous ici qui t’attendons. J’espère vraiment que tu ne nous en voudras pas de t’ extraire de ton milieu protégé pour venir vivre avec nous.

Mais tu verras qu’ici tu seras bien. Il y a des copains tout le temps, plein d’autres enfants souvent et des animaux sympas. On mange bien on s’amuse et on profite de la vie. 

On a essayé de te recréer un cocon coloré pour que ton nouveau chez toi te plaise. Et si je râle quand tu arriveras, si je pleure parfois, si nous sommes épuisés ne t’en fais pas, on est des grands et on s’en sortira.  
Il paraît que le 9ème mois est le plus long et le plus difficile. Moi j’ai adoré mon 8ème mois, pour la première fois de ma grossesse malgré les nuits hachées et les douleurs variées. 

Du coup je t’attends en toute sérénité, il me reste encore 3 petites semaines à travailler et si tu n’es pas là entre temps, ensuite toi et moi on aura quelques jours pour se reposer.

On forme une bonne équipe pour le moment. Il nous reste plein d’aventures à vivre ensemble, mon royal baby. 

Le 9ème mois

Dans le mot grossesse il y a grosse…

  
Je viens de lire un article qui m’a rendue dingue sur le site de l’Express Styles. 

Cet article, intitulé « Comment bien vivre sa prise de poids pendant la grossesse ? » traite comme son nom l’indique des kilos de grossesse.

Sauf que dans le corps de l’article, on ne trouve qu’accumulation de clichés et discours malgré tout un poil culpabilisant pour les femmes qui sortiraient du rang.

Grosso modo, on nous dit que les femmes, en fonction de leur IMC ont une prise de poids idéale pendant la grossesse et qu’il est mauvais pour la mère et l’enfant de dépasser ce seuil fatidique. 

Parallèlement, on nous met en garde contre la « tendance » mummyrexie qui sévit malheureusement sur les réseaux sociaux et à cause de laquelle de plus en plus de femmes enceintes ne ressemblent même plus à des femmes enceintes tant elles s’affament et continuent de pratiquer un sport à haute dose.

Je ne sais pas si le but de cet article était de culpabiliser les femmes qui ne rentrent pas dans la fourchette du poids idéal mais en tout cas, il continue de véhiculer une image à mon sens hyper négative des kilos de grossesse.

J’ai déjà dit que je n’aimais pas voir mon corps changer. Je n’aime pas ça, non, mais je m’y résous et je supporte encore moins d’entendre qu’une prise de poids qui excéderait la « norme » serait une catastrophe pour la mère et l’enfant.

Certaines femmes ont beau ne pas faire d’écarts, ne pas avoir de pulsion, manger sainement et rester active, elles grossissent lorsqu’elles sont enceintes (scoop).

Ces femmes prennent plus des 10 kilos recommandés et oui, parfois elles en prennent le double sans mettre leur santé ou celle de leur bébé en danger. 

Nous sommes toutes inégales face à cette prise de poids et continuer à parler de « norme » en la matière me rend folle.

J’ai la chance heureusement d’avoir un gynécologue qui se contente de vérifier que je suis en bonne santé et que mon bébé l’est aussi, sans se focaliser sur une prise de poids jugée trop important vu les standards en vigueur.

Ce dernier m’a même dit, lorsque je lui ai parlé pour la première fois de mes inquiétudes quant aux kilos qui s’accumulaient, que dans le mot grossesse il y avait grosse et que ce n’était pas pour rien. 

« Votre corps réagit de cette manière parce qu’il en a besoin » m’a-t-il dit, « et tant que tout est normal sur le plan médical, les kilos ne m’inquiètent pas ».

Alors chère presse féminine, foutez la paix aux femmes avec leurs kilos, tout le monde se portera beaucoup mieux !

Dans le mot grossesse il y a grosse…