Ciao Venezia !

  
5 jours et quatre nuits à Venise pendant le week end de Pâques, voilà à quoi ressemble le paradis. 

Venise, je l’ai découverte fascinée à 10 ans avec mes parents puis j’y suis retournée en amoureux il y a maintenant deux ans. 

À l’époque, l’aperol Spritz coulait à flot et ça n’a pas été le cas cette année.  Mais la douceur de vivre, la pasta, les italiens et le soleil m’ont fait oublier ce petit contretemps. 

Nous avons logé pour la deuxième fois dans un adorable bed and breakfeast dans le quartier de Cannaregio. 

Cannaregio, c’est LE quartier des Vénitiens, celui où vous pouvez croiser des enfants qui vont à l’école et des grands mères avec leur caddie. 

C’est aussi mon sestiere préféré tant il est authentique et surtout privé de touristes. 

Comme nous y étions pour la deuxième fois (ça plus mon ventre de 6 mois et demi de grossesse) nous avons pris le temps de flâner, notamment dans le Castello et le Dorsoduro, deux sestiere relativement épargnés par les hordes de touristes si l’on quitte les sentiers battus.   Venise à mon sens ne se conçoit qu’en se perdant dans les toutes petites ruelles, en lâchant prise (et le Routard).  

Pour manger, aucune déception pendant ces 4 jours. J’avais pris soin de noter de bonnes adressés repérées sur internet avant le depart et que je vous livre ici :

  • Al Timon, mon adresse préférée entre toutes : on y sert un Spritz à tomber par terre et une côte de bœuf énorme et délicieuse, sans parler des lasagnes alla verdure qui me font encore saliver. Chez Al Timon surtout, il n’y a que des Vénitiens, et une ambiance folle où se mêlent prosecco, rire et cichetti.  
  • Oseteria Anice Stellato : une petite Osteria à Cannaregio qui ne paie pas de mine mais que j’avais repérée grâce au blog de Gilles Pudlowski. Résultat des courses ? Un service adorable et un régal pour les papilles avec des plats de saison simples mais parfaits
  • Enfin, pour une occasion particulière ou si vous voulez faire une (vraie) folie, ne loupez pas le brunch du Danieli : magique et mythique, le luxe dans toute sa splendeur mais qui ne vous étouffe pas.    Au Danieli on vous servira de la même manière que vous soyez Tom Cruise ou un touriste lambda. On prendra soin de vous et surtout, le buffet à volonté vous laissera un souvenir impérissable !   

Bref, Venise je t’aime et je rêve de revenir te voir dès demain ! 

Ciao Venezia !

Ce corps qui ne m’appartient plus


Récemment, la vénérable Marie évoquait son rapport à son corps modifié par l’arrêt de la cigarette.

Elle expliquait comment elle parvenait à apprivoiser ce corps qui n’était plus celui qu’elle avait connu mais qui était le sien malgré tout.

La grossesse pose clairement la question du rapport au corps. Balibulle quant à elle en parlait à travers la modification substantielle de son dressing pendant et après la grossesse.

J’ai la sensation, pour la première fois de ma vie, que mon corps ne m’appartient plus depuis 7 mois.

D’une part, parce que ce corps là est quasiment tombé dans le domaine public depuis que je suis enceinte : les gens me touchent (sans mon autorisation), les gens me font des réflexions (ah t’as beaucoup pris / ah t’as pas trop pris)(sans mon autorisation) et je ne parle évidemment pas du corps médical pour qui mon corps n’a plus de secrets (et encore, je n’ai pas accouché).

Mais d’autre part, j’ai l’impression que mon corps pour la première fois vit sa vie sans moi.

Pour la première fois, mon corps sert à quelqu’un d’autre. Il est entièrement tourné vers son nouveau locataire, il remplit sa fonction sans broncher et je ne peux que le regarder faire.

Il grossit (beaucoup) sans que je n’y puisse rien, fait des réserves, se prépare tout seul et ne me laisse pas le choix.

Je n’ai aucune autre possibilité que de lâcher prise puisque par définition, je ne maîtrise rien. Ce corps de debrouille tout seul et depuis 7 mois, je ne peux le contraindre à rien, je me dois juste de l’entraver le moins possible. 

Alors bien sûr, c’est très superficiel de regarder son corps avec désolation pendant une grossesse. La future mère parfaite se doit d’aimer ses courbes, de les chérir, de dire merci à son corps de porter sa progéniture, d’adorer sa cellulite et de trouver super les vergetures.

Mais moi, même si j’aime bien voir mon gros ventre bouger, je n’arrive pas à m’y résoudre, à ce corps qui se fait la malle. A la modification de mon aspect physique qui s’annonce, que je le veuille ou non, durable.

Alors je m’interroge. Et après ça sera comment ? Mon corps sera-t-il marqué à jamais ? Vais-je encore l’aimer ou même le tolérer ? Et mes vêtements ? Vais-je réussir à les remettre. Vais-je encore aimer m’habiller ?

Autant de réflexions bassement superficielles mais qui existent bels et bien pendant la grossesse (en tout cas la mienne) et qui ne sont pas prêtes de s’arrêter.

Ce corps qui ne m’appartient plus

La grossesse : le 2ème trimestre

  
Tout le monde dit que le deuxième trimestre de grossesse est le plus agréable.
Par pour moi, en réalité c’est aujourd’hui, à 7 mois bien tapés que je me sens le mieux. La plus sereine, en tout cas.

Parce que certes, le deuxième trimestre équivaut à un regain d’énergie (fugace en ce qui me concerne) et à une capacité à bouger à peu près normalement.

Mais moi je l’ai trouvé très long, ce deuxième trimestre.

J’y reviendrais, mais j’ai toujours pensé, depuis toute petite, que je serais une femme enceinte hyper épanouie 24h/24.

La réalité m’a un peu rattrapée puisque si je ne déteste pas être enceinte, je ne trouve pas ça impérissable non plus.

Du coup, ce deuxième trimestre où tout reste à faire m’a paru interminable et là aussi, un peu angoissant, notamment à partir du début du sixième mois avec le spectre de la naissance prématurée.

Evidemment et heureusement, toutes les femmes ne pensent pas à toutes les catastrophes qui pourraient arriver et certaines sont sereines tout du long.

En ce qui me concerne, n’ayant aucun problème apparent (je n’ai pas eu à être alitée, je n’ai jamais été malade, je continue à travailler), j’ai créé et développé bêtement mes propres angoisses.

Jusqu’à aujourd’hui, donc, où dans le 8ème mois depuis quelques jours, toujours au boulot, je me sens parfaitement sereine (mais grosse et épuisée).

Édit : les allégories florales illustrant mes billets ne veulent rien dire, mais c’est tout ce que j’ai sous la main. 

La grossesse : le 2ème trimestre

La grossesse : le 1er trimestre

  
Le 1er trimestre de la grossesse, c’est celui où tu es enceinte mais pas encore tout à fait.

Celui où ton gynéco prend 1000 précautions pour que tu ne t’emballes pas et te fait bien comprendre qu’avant que le cap fatidique des 3 mois soit passé, tu n’es pas totalement enceinte.

Pour moi, le 1er trimestre a donc été synonyme d’angoisses : vais-je faire une fausse couche ?

Ce mal de ventre que je ressens là, n’est ce pas le signe d’une grossesse extra utérine ?

Bref, je ne garde pas un souvenir impérissable de ce premier trimestre, alors même que je n’ai eu ni nausées ni effets secondaires notoires (à part une capacité d’endormissement anormalement élevée).

Pourtant, c’est là que tout commence et que tout se joue, c’est là où on le/la voit pour la première fois, c’est là qu’on commence à se projeter sans trop y croire.

Et puis enfin, il arrive, ce cap des trois mois révolus, et comme par magie ça y est, tu es enceinte pour de vrai, tu peux l’annoncer (notamment à tes boss qui prendront un air navré), tu peux commencer à acheter des tas de trucs inutiles sauf si tu es vraiment superstitieuse et tu rentres dans le bien aimé 2ème trimestre.

La grossesse : le 1er trimestre

La grossesse : le prélude

   

220 jours que je suis « en espérance » comme le disent les grand-mères.

220 jours, donc, que je me regarde le nombril au propre comme au figuré. Que j’analyse chaque micro mouvement, chaque petite réaction de mon corps changeant.

Petit état récapitulatif :

Après 10 années de bons et loyaux services, je largue ma fidèle Diane 35 en avril 2014, pour le meilleur (tenter d’avoir un bébé) et pour le pire (retrouver une peau d’ado).

Après 5 mois d’une attente certes courtes mais pour moi insoutenable (je suis un peu stressée comme fille), un œuf s’accroche fin septembre 2014.

Et donc, c’est parti, hasta la vista baby !

 

La grossesse : le prélude

WELCOME

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Pourquoi encore un blog sur une blogosphère déjà si remplie ?

Parce que l’envie me taraude depuis des mois d’écrire, de partager, de discuter.

De mode, de grossesse et bientôt de maternité, de voyages et d’envies diverses et variées.

Parce que la fille de l’Est c’est moi, une fille de bientôt 30 ans, bientôt maman, une fille qui travaille un peu trop et qui n’attend rien de ce blog, juste du plaisir !

Edit : la photo illustrant cet article n’a rien à voir avec le schmilblick mais a été prise à l’Est (La Clusaz, Haute-Savoie)

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