En mode rentrée

J’ai une légère obsession pour les fringues.

Petite et jeune adulte, je me pensais superficielle et indigne d’intérêt. Chez nous on parlait plus musées, infos, politique que fringues à table.

Mes envies de vêtements, ma passion pour le chiffon étaient donc relégués au rang de trucs d’ados un peu debilos et regardés d’un air un peu goguenard par ma famille.

Encore aujourd’hui, lorsque je demande à mon cousin journaliste de me dégoter une place pour un défilé de mode, la réponse est sans appel « mais enfin Amélie, ça n’a AUCUN intérêt !!! ».

Bref, je pensais être une petite oie blanche solitaire lorsque vers 17 ans j’ai découvert les premiers blogs. Il existait donc d’autres filles qui adoraient les fringues et n’en avaient pas honte ! Bonheur, joie et félicité intense, je n’étais plus seule.

Je regrette aujourd’hui de ne pas avoir eu suffisamment de personnalité pour imposer cet amour du vêtement dans ma vie et tentée d’en faire quelque chose.

Cela n’aurait peut être pas marché, mais je trouve tellement dommage de ne pas avoir essayé, de ne pas avoir su m’avouer que c’était ça que je voulais vraiment, d’avoir pensé aux autres et à l’image que je leur renverrais plutôt qu’à moi.

Bref: aujourd’hui j’assume et je passe beaucoup de temps à regarder des photos de looks, si bien que j’ai une idée assez précise de ce qui me fait envie cet hiver.

Et donc 25 ans après tout le monde, je vais partager sur un blog (dépassé) mes désirs hivernaux (la meuf a vraiment un Airbus A380 de retard…)

Ici et en premier, le look de la journaliste de Vanity Fair Bénédicte Burget Journé. Bénédicte a mon âge et fait le boulot de mes rêves, c’est donc avec attention et une légère jalousie que je la suis assidûment sur Instagram.

Son look totalement blanc de l’hiver dernier (mais on a bien compris que je n’étais pas early adopter) est un coup de cœur absolu.

D’abord je trouve ça chic. Mais salissant. Mais trop chic. Est ce compatible avec la vie d’une mère de gosse de 3 ans et des brouettes ? Non. Mais on s’en fout. C’est simple, facile et lumineux. Un bon pull en cachemire blanc coupe homme, n’importe quel jean blanc et une paire de Stan et c’est dans la boîte. Easy je vous dis. A tester ultra vite.

En deuxième lieu (la meuf se croit en pleine dissert), le look la encore simplisme mais efficace d’Alice Taglioni.

Bon de toutes façons soyons clairs : je ne suis pas très originale. J’aime les belles matières, les belles coupes et le tout ensemble ça donne selon moi des vêtements parfaits pour toute la vie si possible.

J’adore le gros pull col roulé islandais beige (très important, qu’il soit clair) porté avec un manteau bleu marine plutôt féminin et coupé un peu droit.

J’avais déjà repéré une association gagnante pour cet hiver chez My Theresa et je suis encore plus convaincue en voyant tout cela sur Alice Taglioni.

La encore la photo date d’il y a mille ans mais on a dit qu’on voulait de l’intemporel et du durable (et sur cette question c’est sur le blog d’Annouchka qu’il faut aller !)

 

Enfin et EN DERNIER lieu, désir intense du look d’Alice en Nouvelle Zélande.

Je ne suivais pas Alice jusqu’à ce que la marque Eric Bompard la présente sur son compte Instagram.

Alice est ultra lookée et visiblement ultra cool. Alice porte des tenues qui me font rêver mais que je ne suis pas sure de pouvoir porter.

Pas grave, la mode est faite aussi pour imaginer « une nouvelle moi » et tenter des choses, alors pourquoi pas adopter la jupe longue, les boots basses et encore une fois le gros pull islandais (j’ai une liste de pulls islandais à essayer longue comme le bras).

Le seule problème que cette tenue me pose (et c’est le problème que je me pose à chaque fois que je vois ce type d’association) est le suivant : et avec des collants ça donne quoi ?! Parce qu’en Alsace par -5 degrés je porte des collants.

Or dans les lookbooks les filles n’ont jamais de collants. Alors oui c’est très très beau la jupe longue avec les boots jambes nues. Mais avec collants, on ne tomberait pas très vite dans le look Laura Ingalls qui reviendrait de s’être fait coller un gnon par Nelly Olsen ?

Je pose la question.

Et j’attends une réponse !

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En mode rentrée

Normalement, j’aime pas le jaune

J’ai toujours dit que je n’aimais pas le jaune. Je ne l’aime pas sur moi. Je ne l’aime à priori pas sur les murs. Je ne le choisis presque jamais en déco. Bref je suis une fille du bleu, du gris, du blanc, une fille blonde qui n’aime soi disant pas le jaune.

Et puis j’ai regardé mes photos de vacances.

Je me suis rappelée que j’aime follement une sorte de jaune. Celui de cette maison tant aimée, dans laquelle j’ai passé plus de 32 étés, avec un bonheur incommensurable.

J’aime le jaune des rideaux le matin quand le soleil les traverse. J’aime le jaune de la véranda qui fait tellement ressortir le bleu de la mer et le vert des buis.

J’aime follement le jaune de cette cuisine, quand elle est baignée de lumière le soir et qu’elle devient la pièce la plus chaude de la maison.

J’aime le jaune de la bouée sur la plage et le jaune des pelles de mon fils.

Je n’aime donc qu’une seule sorte de jaune. Le jaune normand. Celui de l’été, des fruits de mer, des coquillages, des marées, des cirées, des bouées, celui des souvenirs, du calva sur la véranda, celui de l’enfance, celui de mes meilleurs moments d’adolescente, mon jaune préféré.

J’aime pas le jaune, sauf autour du 15 août en Normandie 💛

Normalement, j’aime pas le jaune

Reprendre

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Reprendre. Pour qui, pour quoi ? A l’heure où Instagram prend une place si importante, est ce encore bien utile d’avoir un blog ?

Je n’en sais rien mais j’ai relu quelques articles écrits ici pendant ma grossesse ou juste après la naissance d’Arthur et je n’ai pas envie d’abandonner totalement cette page.

Peu importe si je n’y écris qu’une fois tous les 36 ou 4 fois par semaines, j’ai envie de garder ce micro blog actif.

On parlera d’Alsace, de mode, d’enfants peut être, de voyage, de peau qui saoule, des résolutions sportives qu’on ne tiendra pas, de la vie quoi.

Et puis on verra où tout cela nous mène. Au moins, dans 50 ans, si je suis encore en vie, je pourrais relire ces mots et rigoler un peu.

Je vous embrasse bien sincèrement.

 

Reprendre

Les résolutions

  
J’adore les renouveaux. J’adore les débuts d’années et les rentrées de septembre car j’ai toujours cette naïveté de croire que je vais tant m’améliorer que ma vie en sera radicalement transformée.

En réalité, cela n’arrive jamais, mais chaque année néanmoins je prends un plaisir égal à lister mes « bonnes résolutions ».

Alors pour 2016, j’ai décidé de :

– aimer mieux : dire encore et toujours aux gens que je chéris que je les aime, prendre le temps de les voir, remiser la fatigue au placard et passer du temps avec eux.

– partir en week end avec mes meilleures amies : dans la droite ligne de la résolution numéro 1, le week end de copines doit devenir une institution et je profite de 2016 pour la graver dans le marbre.

– reprendre le dessus : en 2016 je ne veux plus me laisser bouffer et dépasser par le quotidien. Je ne veux plus subir mes journées et j’ai donc décidé une bonne fois pour toute d’améliorer encore et toujours mon organisation. On verra comment au fur et à mesure (on n’a dit qu’on ne parlait que des résolutions, pas de leur application !)

– faire attention à moi : j’ai déjà démarré en 2015 et je compte bien poursuivre en 2016 ! Avec plus de 20 kilos pendant ma grossesse il y avait du boulot ! J’ai eu la chance de tout reperdre relativement vite mais maintenant je dois reprendre mon physique en main. En 2016 j’ai envie de lutter contre la fatigue et de retrouver de l’énergie par le sport. J’ai donc repris mon activité numéro 1, l’équitation, celle qui me redonne le moral immédiatement. Et aujourd’hui j’ai repris l’activité numéro 2, la natation, à raison de deux fois par semaine…qui vivra verra !

– enfin, la plus importante : remercier et jouir de la vie. Ce sont les billets récents d’Anne-Solange qui m’ont inspirés cette dernière mais o combien nécessaire résolution. Je veux tous les jours tenter de me rendre compte de mon bonheur. Et dire merci. En 2016, positivons au quotidien ! 

Les résolutions

6 mois de toi

  

6 mois donc, que nous naviguons tous les deux, aidés de ton Papa, sur la route parfois chaotique de la relation filiale.

6 mois d’apprentissage pour nous deux ponctués de questions : qui es tu ? Qu’aimes-tu ? Que veux tu ? Seras tu toujours là pour moi ? Suis je en sécurité avec toi ?

Nous faisons comme nous pouvons mais je crois que mon petit A. vit à peu près sereinement sa vie de bébé.

À 6 mois il fait 3 siestes par jour, mange 4 repas, se retourne et tente avec détermination de ramper, sans succès pour l’instant.

Son grand sourire laisse apercevoir deux micro dents qu’il ne veut pas montrer mais qu’il ne peut plus cacher.

À 6 mois mon petit A. aime les trucs qui font du bruit et de la lumière mais pas trop longtemps.

Il veut surtout qu’on le promène, il veut toucher regarder et il pousse de grands soupirs de satisfaction à la vue du chat. 

À 6 mois mon petit A. n’est plus un tout petit mais pas encore un grand malgré ce qu’il tente de faire croire. 

6 mois de toi petit A c’est le plus beau cadeau que l’on m’ait fait. 

6 mois de toi

Ode à mon tout petit

  
Je me souviens avoir pris cette photo le 28 juin à 6h23 du matin.

Le soir même, à 22h38, j’accouchais de mon merveilleux petit Arthur.

Depuis, mon tout petit a bien grandit. Il a désormais 4 mois et demi, il n’est plus tout à fait un nouveau né mais pas encore un grand bébé.

  
Depuis, je suis entrée dans le monde des mamans. Je pense lait AR, tétine 3, rots, nuits hâchées, bronchiolites et doudou.

Depuis, chaque seconde je pense à lui, à ce tout petit si gentil.

À 4 mois et demi, Arthur sourit, rit aux éclats, va à la crèche, dort de 20h00 à 6h30 (ouille) et mange à la cuillère.

Il adore les bisous et regarde partout. 

Il illumine nos vies et bousille nos nuits. 

Bien sur je pourrais évoquer la douleur de l’enfantement, le léger blues post partum et ce lien organique qui se créé et boulversé tout sur son passage.

Mais aujourd’hui je n’ai pas envie. 
Aujourd’hui, c’est une ode à mon tout petit. 

Ode à mon tout petit

La fin, c’est long

  
C’est ce que tout le monde vous dit sur la grossesse.

« Tu verras la fin c’est long mais il faut en profiter ».

Deux choses donc, d’une part que la fin est interminable et d’autre part, qu’il faut l’apprécier à sa juste valeur.

Je n’y croyais pas. Je voyais ces femmes se plaindre d’être à quelques jours de leur accouchement et je les enviais. 

Comment pouvait on se plaindre sur la fin, ça ne devait pas être si difficile que ça quand même !

Aujourd’hui, même si je ne reviendrai en arrière pour rien au monde, j’aimerais faire un bon en avant et arriver à la naissance de mon bébé.

Bien sûr il ne me reste que 10 petits jours théoriques avant le terme, ce n’est rien au fond.

Mais les douleurs ligamentaires, les nuits sans sommeil, les 20 kilos pris que je n’arrive plus à déplacer et surtout l’attente me rendent un peu dingue.

En profiter, franchement je n’y arrive pas. Profiter de quoi au fond ? 

De sentir mon bébé ? Il ne bouge que très peu et je l’ai senti tous les jours depuis des mois, je crois avoir eu tout ce qu’il fallait à ce niveau là.

Du calme de ma maison ? Il est clair qu’après je le regretterai certainement mais la vie est ainsi faite qu’on n’a pas toujours ce qu’on veut au moment T. 

Là pour l’instant je m’ennuie à poireauter seule chez moi. 

Je ne suis en effet arrêtée que depuis quelques jours et je pensais naïvement que mon bébé arriverait dans la foulée de cet arrêt tant espéré. 

Finalement non. Et donc je m’ennuie (c’est le luxe, penseront les mamans qui liront cet article).

L’inactivité me pèse, on me dit de me reposer mais quand on ne dort pas la nuit parce qu’on va aux toilettes toutes les heures, c’est difficile.

Et la journée, je n’ai pas envie non plus de dormir, je culpabilise de voir mon homme partir travailler alors j’essaie le plus possible de me rendre utile ici.

Bref, j’ai envie que tu viennes, bébé, que tu te décides, tu es fait désormais pour vivre et non pas pour rester à l’intérieur de moi ! Va, vis et deviens, tu es prêt !

La fin, c’est long