Les résolutions

  
J’adore les renouveaux. J’adore les débuts d’années et les rentrées de septembre car j’ai toujours cette naïveté de croire que je vais tant m’améliorer que ma vie en sera radicalement transformée.

En réalité, cela n’arrive jamais, mais chaque année néanmoins je prends un plaisir égal à lister mes « bonnes résolutions ».

Alors pour 2016, j’ai décidé de :

– aimer mieux : dire encore et toujours aux gens que je chéris que je les aime, prendre le temps de les voir, remiser la fatigue au placard et passer du temps avec eux.

– partir en week end avec mes meilleures amies : dans la droite ligne de la résolution numéro 1, le week end de copines doit devenir une institution et je profite de 2016 pour la graver dans le marbre.

– reprendre le dessus : en 2016 je ne veux plus me laisser bouffer et dépasser par le quotidien. Je ne veux plus subir mes journées et j’ai donc décidé une bonne fois pour toute d’améliorer encore et toujours mon organisation. On verra comment au fur et à mesure (on n’a dit qu’on ne parlait que des résolutions, pas de leur application !)

– faire attention à moi : j’ai déjà démarré en 2015 et je compte bien poursuivre en 2016 ! Avec plus de 20 kilos pendant ma grossesse il y avait du boulot ! J’ai eu la chance de tout reperdre relativement vite mais maintenant je dois reprendre mon physique en main. En 2016 j’ai envie de lutter contre la fatigue et de retrouver de l’énergie par le sport. J’ai donc repris mon activité numéro 1, l’équitation, celle qui me redonne le moral immédiatement. Et aujourd’hui j’ai repris l’activité numéro 2, la natation, à raison de deux fois par semaine…qui vivra verra !

– enfin, la plus importante : remercier et jouir de la vie. Ce sont les billets récents d’Anne-Solange qui m’ont inspirés cette dernière mais o combien nécessaire résolution. Je veux tous les jours tenter de me rendre compte de mon bonheur. Et dire merci. En 2016, positivons au quotidien ! 

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Les résolutions

6 mois de toi

  

6 mois donc, que nous naviguons tous les deux, aidés de ton Papa, sur la route parfois chaotique de la relation filiale.

6 mois d’apprentissage pour nous deux ponctués de questions : qui es tu ? Qu’aimes-tu ? Que veux tu ? Seras tu toujours là pour moi ? Suis je en sécurité avec toi ?

Nous faisons comme nous pouvons mais je crois que mon petit A. vit à peu près sereinement sa vie de bébé.

À 6 mois il fait 3 siestes par jour, mange 4 repas, se retourne et tente avec détermination de ramper, sans succès pour l’instant.

Son grand sourire laisse apercevoir deux micro dents qu’il ne veut pas montrer mais qu’il ne peut plus cacher.

À 6 mois mon petit A. aime les trucs qui font du bruit et de la lumière mais pas trop longtemps.

Il veut surtout qu’on le promène, il veut toucher regarder et il pousse de grands soupirs de satisfaction à la vue du chat. 

À 6 mois mon petit A. n’est plus un tout petit mais pas encore un grand malgré ce qu’il tente de faire croire. 

6 mois de toi petit A c’est le plus beau cadeau que l’on m’ait fait. 

6 mois de toi

Ode à mon tout petit

  
Je me souviens avoir pris cette photo le 28 juin à 6h23 du matin.

Le soir même, à 22h38, j’accouchais de mon merveilleux petit Arthur.

Depuis, mon tout petit a bien grandit. Il a désormais 4 mois et demi, il n’est plus tout à fait un nouveau né mais pas encore un grand bébé.

  
Depuis, je suis entrée dans le monde des mamans. Je pense lait AR, tétine 3, rots, nuits hâchées, bronchiolites et doudou.

Depuis, chaque seconde je pense à lui, à ce tout petit si gentil.

À 4 mois et demi, Arthur sourit, rit aux éclats, va à la crèche, dort de 20h00 à 6h30 (ouille) et mange à la cuillère.

Il adore les bisous et regarde partout. 

Il illumine nos vies et bousille nos nuits. 

Bien sur je pourrais évoquer la douleur de l’enfantement, le léger blues post partum et ce lien organique qui se créé et boulversé tout sur son passage.

Mais aujourd’hui je n’ai pas envie. 
Aujourd’hui, c’est une ode à mon tout petit. 

Ode à mon tout petit

La fin, c’est long

  
C’est ce que tout le monde vous dit sur la grossesse.

« Tu verras la fin c’est long mais il faut en profiter ».

Deux choses donc, d’une part que la fin est interminable et d’autre part, qu’il faut l’apprécier à sa juste valeur.

Je n’y croyais pas. Je voyais ces femmes se plaindre d’être à quelques jours de leur accouchement et je les enviais. 

Comment pouvait on se plaindre sur la fin, ça ne devait pas être si difficile que ça quand même !

Aujourd’hui, même si je ne reviendrai en arrière pour rien au monde, j’aimerais faire un bon en avant et arriver à la naissance de mon bébé.

Bien sûr il ne me reste que 10 petits jours théoriques avant le terme, ce n’est rien au fond.

Mais les douleurs ligamentaires, les nuits sans sommeil, les 20 kilos pris que je n’arrive plus à déplacer et surtout l’attente me rendent un peu dingue.

En profiter, franchement je n’y arrive pas. Profiter de quoi au fond ? 

De sentir mon bébé ? Il ne bouge que très peu et je l’ai senti tous les jours depuis des mois, je crois avoir eu tout ce qu’il fallait à ce niveau là.

Du calme de ma maison ? Il est clair qu’après je le regretterai certainement mais la vie est ainsi faite qu’on n’a pas toujours ce qu’on veut au moment T. 

Là pour l’instant je m’ennuie à poireauter seule chez moi. 

Je ne suis en effet arrêtée que depuis quelques jours et je pensais naïvement que mon bébé arriverait dans la foulée de cet arrêt tant espéré. 

Finalement non. Et donc je m’ennuie (c’est le luxe, penseront les mamans qui liront cet article).

L’inactivité me pèse, on me dit de me reposer mais quand on ne dort pas la nuit parce qu’on va aux toilettes toutes les heures, c’est difficile.

Et la journée, je n’ai pas envie non plus de dormir, je culpabilise de voir mon homme partir travailler alors j’essaie le plus possible de me rendre utile ici.

Bref, j’ai envie que tu viennes, bébé, que tu te décides, tu es fait désormais pour vivre et non pas pour rester à l’intérieur de moi ! Va, vis et deviens, tu es prêt !

La fin, c’est long

Grand frère

 
Notre fils n’est pas encore né mais il a déjà un grand frère.

Un grand frère de 7 ans qui vit avec nous une semaine sur deux et qui l’attend comme le Messie.

 » Lundi, tu sais, on sera en juin » m’a t il dit ce soir avec des étoiles dans les yeux. 

Juin, mois de toutes les promesses pour nous trois depuis 8 mois.

Juin, mois où ils ne seront plus jamais seuls ni l’un ni l’autre.

Ils seront frères tous les deux. Pas demi frères, pas moitié frère, juste frères.

Cette fratrie, nous l’imaginons depuis longtemps. Ce sera à nous de tout faire pour que ça marche, pour qu’elle soit forte, pour que ces deux là se sentent bien ensemble et séparément. 

Mais le futur grand frère, déjà, prépare tout pour l’arrivée du plus petit : les jouets de son enfance, les peluches qu’il avait bébé, il inspecte la future chambre et nous dit  » je vous aiderai quand vous serez trop fatigués ». 

Au delà de l’arrivée de notre enfant, je suis remplie de joie à l’idée de voir arriver un petit frère dans notre famille et de faire naître parallèlement un formidable grand frère. 

Pas une famille recomposée, pas une famille en pointillé. Juste une famille, tous les 4, bientôt. 

Grand frère

Et après, c’est comment ?

  
Toute femme enceinte s’est sans doute interrogée sur ce point pendant sa grossesse. 

Et après, ça sera comment ?

En ce qui me concerne j’ai eu très envie d’être enceinte. Je ne disais pas « j’ai envie d’avoir un enfant » mais plutôt  » j’ai envie de tomber enceinte ».

Mais l’après grossesse, j’avoue, je n’y réfléchissais pas vraiment.

Désormais j’y pense sans arrêt.

J’ai curieusement moins peur de l’accouchement que des jours qui suivront, peut être parce que je suis suivie dans une formidable maternité et que même si je crains que quelque chose puisse mal se passer, ça ne m’obsède pas.

Non, ce qui m’inquiète c’est le retour à la maison. Les nuits de potentiel allaitement en solo. Et de savoir si je saurais m’en occuper de mon bébé. 

Je suis persuadée que ce n’est pas inné, qu’on ne devient pas mere du jour au lendemain, qu’il faut du temps et l’engagement pour créer cette relation. 
J’ai peur d’être épuisée, j’ai peur de paniquer, j’ai peur de ne pas savoir quoi en faire. 

J’ai peur de la mort subite du nourrisson, de la dépression post partum, de la maladie, j’ai peur de tout ce qui pourrait arriver d’affreux.

Évidemment j’en rêve de l’arrivée de notre bébé. Mais maintenant que c’est imminent, je me demande comment passer ce cap le mieux possible, pour nous et pour lui. 

Et après, c’est comment ? 

Et après, c’est comment ?

Le 9ème mois

 Donc ça y est. Pour toi comme pour moi, ce n’est plus une question de mois mais une question de semaines, voire même de jours. 

Quelques semaines avant la rencontre, avant que l’on fasse toi et moi un gros boulot pour qu’enfin on puisse se voir.

J’espère de tout coeur que tu en as envie autant que nous ici qui t’attendons. J’espère vraiment que tu ne nous en voudras pas de t’ extraire de ton milieu protégé pour venir vivre avec nous.

Mais tu verras qu’ici tu seras bien. Il y a des copains tout le temps, plein d’autres enfants souvent et des animaux sympas. On mange bien on s’amuse et on profite de la vie. 

On a essayé de te recréer un cocon coloré pour que ton nouveau chez toi te plaise. Et si je râle quand tu arriveras, si je pleure parfois, si nous sommes épuisés ne t’en fais pas, on est des grands et on s’en sortira.  
Il paraît que le 9ème mois est le plus long et le plus difficile. Moi j’ai adoré mon 8ème mois, pour la première fois de ma grossesse malgré les nuits hachées et les douleurs variées. 

Du coup je t’attends en toute sérénité, il me reste encore 3 petites semaines à travailler et si tu n’es pas là entre temps, ensuite toi et moi on aura quelques jours pour se reposer.

On forme une bonne équipe pour le moment. Il nous reste plein d’aventures à vivre ensemble, mon royal baby. 

Le 9ème mois